Commentaire théologique sur le conseil de Gamaliel
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- 13 août
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Dernière mise à jour : 15 août

Le conseil que Gamaliel a donné au sanhédrin est considéré par beaucoup de chrétiens comme un sage conseil qui a permis aux apôtres d'être délivré de la mort.
Certains utilisent même ce "conseil" de Gamaliel pour dire à tout ceux qui s'opposent aux fausses doctines et dérives en tout genre : "laissez faire, de dites rien car si cela ne vient pas de Dieu cela s'arrêtera"... Mais est ce vraiment un sage conseil doctrinal et approuvé par Dieu que donne Gamaliel ? Voyons ce qu'en penses deux théologiens dans les deux commentaires ci-dessous. Bonne lecture.

— 𝐆𝐚𝐫𝐝𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 ! —
Peter Masters, docteur en théologie
« Et maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu (Actes 5:38-39).
Pour certains, Gamaliel était le seul homme sage dans toute la Bible ! À chaque fois qu’il s’agit d’évaluer sagement la dernière idée étrange ou le dernier mouvement qui commence à pénétrer les églises, on fait appel au fameux « conseil de Gamaliel ».
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐥’𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 « 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐫𝐨𝐧𝐭𝐨 », 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞. 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐧’𝐲 𝐚 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐮𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞. 𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐫𝐞 « 𝐍𝐨𝐧 ! », 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐞́𝐠𝐚𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐜𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞.
On fait souvent même passer Gamaliel avant Paul. 𝐒𝐢 𝐥’𝐚𝐩𝐨̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞, 𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥. 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬-𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥’𝐚𝐯𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬. 𝐋𝐚̀ 𝐨𝐮̀ 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞 : « 𝐏𝐫𝐞𝐧𝐞𝐳 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐮𝐱-𝐩𝐫𝐨𝐩𝐡𝐞̀𝐭𝐞𝐬 », 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐢𝐭 : « 𝐋𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐳-𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐳 𝐞𝐭 𝐯𝐨𝐲𝐞𝐳. 𝐍𝐞 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐭 𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐞𝐧. 𝐒’𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐬𝐩𝐞̀𝐫𝐞𝐧𝐭, 𝐢𝐥𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 ».
UN APPEL LIBÉRAL
Un célèbre appel au principe de Gamaliel est assez connu dans l’histoire. Il fut lancé par Harry Emerson Fosdick, un théologien libéral bien connu aux États-Unis. Dans un sermon daté de 1922 (intitulé : « Les fondamentalistes vont-ils l’emporter ? »), Gamaliel est invoqué comme l’incarnation de la tolérance et de la magnanimité. 𝐎𝐧 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐜𝐡𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐁𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐚𝐛𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝’𝐞́𝐭𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐝𝐨𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥.
𝘾𝙚𝙨 𝙙𝙚𝙧𝙣𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙚́𝙘𝙚𝙣𝙣𝙞𝙚𝙨 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚𝙛𝙤𝙞𝙨, 𝙤𝙣 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙩𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙚́𝙫𝙖𝙣𝙜𝙚́𝙡𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙖̀ 𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙩𝙤𝙪𝙧 𝙢𝙚𝙩𝙩𝙚𝙣𝙩 𝙚𝙣 𝙥𝙧𝙖𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙚𝙞𝙡 𝙙𝙚 𝙂𝙖𝙢𝙖𝙡𝙞𝙚𝙡 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙟𝙪𝙨𝙩𝙞𝙛𝙞𝙚𝙧 𝙡’𝙪𝙨𝙖𝙜𝙚 𝙙𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙪𝙣 𝙚𝙣𝙨𝙚𝙢𝙗𝙡𝙚 𝙙𝙚 𝙩𝙚𝙣𝙙𝙖𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙘𝙡𝙪𝙖𝙣𝙩 𝙡𝙖 𝙢𝙪𝙨𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙢𝙥𝙤𝙧𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙭𝙘𝙚̀𝙨 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙞𝙨𝙢𝙖𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚 𝙘𝙪𝙡𝙩𝙚 𝙙’𝙖𝙙𝙤𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣.
Le ministère d’avertissement a été étouffé et le peuple de Dieu exposé à des expérimentations sauvages, tout cela avec l’appui de la sagesse de Gamaliel.
Qui, donc, était Gamaliel ? Était-il un homme bon, fidèle et sage ? Parlait-il de la part de Dieu ? Son conseil tant vanté est-il aussi merveilleux que beaucoup le prétendent ?
𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐏𝐡𝐚𝐫𝐢𝐬𝐢𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞́, 𝐮𝐧 𝐝𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐒𝐚𝐧𝐡𝐞́𝐝𝐫𝐢𝐧 𝐣𝐮𝐢𝐟. Il eut une influence considérable parmi les Juifs entre l’an 20 et 58 apr. J.C. Il croyait fermement que la faveur de Dieu s’obtenait en vertu du fait de naître juif et par l’observance méticuleuse de la loi cérémonielle. Étant un des chefs des Pharisiens, il était non seulement imbu de sa propre justice, mais il était très hostile au salut par grâce, au moyen de la foi.
Il connaissait bien l'enseignement de Jean-Baptiste selon lequel le Christ était l'Agneau de Dieu, destiné à ôter le péché du monde. Il connaissait aussi très bien l'enseignement du Christ selon lequel ni le judaïsme ni la loi cérémonielle ne pouvaient sauver l'âme, et que chacun devait se repentir et naître de nouveau par la puissance de Dieu. 𝐂𝐞𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭, 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬. 𝐈𝐥 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥'𝐢𝐝𝐞́𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬-𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭 𝐟𝐮̂𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮'𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞.
Même si Gamaliel avait été quelque part un peu touché par le ministère de Christ, il faisait néanmoins partie de ceux qui adoraient leur fonction et l’estime des hommes, plus que la louange de Dieu. Souvenons-nous qu’il était l’un de ceux dont Christ avait dit : « Vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père ».
L’INTERVENTION DE GAMALIEL
Il est vrai que, lorsque les chefs juifs furieux délibéraient au sujet de l’exécution des apôtres, Gamaliel s’interposa pour les sauver. 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐧𝐞 𝐟𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐮 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐞. 𝐂𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐚𝐛𝐥𝐞, 𝐝𝐢𝐬𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭-𝐢𝐥𝐬, 𝐪𝐮𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐚𝐢𝐭 𝐯𝐨𝐮𝐥𝐮 𝐬𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐫 𝐝’𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐨𝐫𝐠𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐱, 𝐝𝐨𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐞𝐧𝐬𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐭𝐭𝐞́𝐧𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐒𝐚𝐧𝐡𝐞́𝐝𝐫𝐢𝐧 𝐨𝐛𝐬𝐭𝐢𝐧𝐞́ 𝐚̀ 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝’𝐡𝐨𝐦𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞. 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐯𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥.
𝐂𝐚𝐥𝐯𝐢𝐧 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐚 𝐬𝐭𝐮𝐩𝐞́𝐟𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐞𝐧 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 : « 𝐒𝐨𝐧 𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐚𝐠𝐞 ». 𝐒𝐢 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐮 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧, 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐂𝐚𝐥𝐯𝐢𝐧, « 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐮𝐧𝐢𝐫 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐢𝐦𝐩𝐮𝐧𝐢 ».
Le conseil de Gamaliel à « ne rien faire » devrait certainement mettre fin à toute application de la loi s’il était adopté dans un pays. Il n’y aurait également aucune discipline dans l’église. 𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐒𝐚 𝐏𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞, 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐪𝐮’𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐥 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐩𝐮𝐧𝐢. Le Sanhédrin avait le devoir d’établir la vérité (en utilisant les Écritures) et d’agir en conséquence.
Si les apôtres enseignaient la vérité, ils auraient dû être appuyés et encouragés. Si, par contre ils enseignaient la fausseté, ils auraient dû être exclus du Temple, et on aurait dû avertir le peuple. Gamaliel et ses collègues auraient dû prendre parti pour ou contre les apôtres. Le conseil de Gamaliel était une fuite en avant, un abandon complet de sa responsabilité. Il disait en effet : « Laissons faire. Qui vivra verra. En attendant peu importe qui ils égarent ! »
Il faut quand même reconnaître à Gamaliel deux affirmations exactes : Premièrement, l’œuvre des hommes ne débouche sur rien et, deuxièmement, l’œuvre de Dieu ne peut être contrecarrée. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐥 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐚 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐛𝐚̂𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐢𝐞̀𝐜𝐥𝐞𝐬. 𝐋’𝐈𝐬𝐥𝐚𝐦, 𝐨𝐮 𝐑𝐨𝐦𝐞 𝐨𝐮 𝐥’𝐡𝐢𝐧𝐝𝐨𝐮𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭-𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞́𝐬 ? 𝐒𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐧𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥’𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭. 𝐂𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐝’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐮𝐢𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐨𝐧 𝐚𝐯𝐞̀𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.
VRAI SEULEMENT AU JUGEMENT FINAL
𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐫𝐚𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢 𝐥’𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥. 𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝’𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮.
Adopter le conseil de Gamaliel qui suggère de « ne rien faire » pour discerner entre la vérité et l’erreur conduit à une ou l’autre de deux conséquences possibles, comme nous l’avons noté. Soit nous manquons à soutenir quelque chose qui est juste, soit nous nous taisons et ne faisons rien au sujet de quelque chose de mauvais et qui déshonore Dieu. Le conseil de Gamaliel est dorénavant insensé, égocentrique et extrêmement préjudiciable pour la cause de Christ.
𝐋𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭 𝐞́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐧 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́, 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭𝐭𝐢𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮, 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐚 𝐚̀ 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐢𝐫. 𝐈𝐥 𝐫𝐚𝐭𝐚 𝐥’𝐨𝐜𝐜𝐚𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐠𝐢𝐫 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐨̂𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐟𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫.
Le conseil d’indécision de Gamaliel n’était pas dû au fait que c’était un homme insensé, bien au contraire, car c’était un universitaire renommé et un grand penseur. Mais son raisonnement fut le produit de l’incrédulité et de la crainte. Il avait peur de la réaction du peuple à Jérusalem.
Les autres membres du Sanhédrin convoqués en toute hâte imaginaient qu’ils détenaient le statut social et l’autorité morale pour s’en sortir avec tout ce que leurs instincts meurtriers leur dictaient. Gamaliel comprenait mieux qu’eux, réalisant que la mort des apôtres pouvait mettre le Conseil lui-même en danger. Aussi avertit-il : « Prenez garde à ce que vous allez faire à l’égard de ces gens. »
Les huissiers du Temple, envoyés pour arrêter les apôtres n’ont pas osé user de violence : « car ils avaient peur d’être lapidés par le peuple » (verset 26). Même de nombreuses personnes non sauvées sympathisaient avec les apôtres à cause de leur pouvoir de guérir.
𝐋’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐞̀𝐭𝐞. 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐢𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐬-𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐥, 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐬’𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐭 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢.
Il y a des années la « bénédiction de Toronto » se produisit dans une ville où un pasteur indécis conduisait une église. « Si je m’y oppose », raisonnait-il, « je pourrais perdre des membres de mon église. Pire, les défenseurs de ce nouveau phénomène peuvent me mettre sur la touche. D’un autre côté, si j’encourage ce nouveau phénomène trop ouvertement et trop précocement, je vais certainement encourir la désapprobation des membres de mon église. »
UN PHARISIEN À LA RESCOUSSE
Comment ce pasteur qui ne protège pas son troupeau va-t-il résoudre un tel dilemme ? Il ne va pas trouver un texte biblique présentant les paroles de Christ, ou d’un des apôtres pour justifier une position ambivalente de compromis équivoque. Mais, heureusement pour ce pasteur indigne, les paroles du Pharisien orgueilleux, propre juste et inconverti viendront à sa rescousse. Le conseil de Gamaliel est disponible pour tout pasteur ou ancien qui n’est intéressé qu’à se maintenir dans son office et qui tient à la paix à tout prix.
Qui sont ceux qui font tant appel au conseil de Gamaliel ? Ils sont du même acabit. Ils rebutent le conseil de Dieu pour une solution sûre, facile et sympathique. Alors qu’ils ont toute la Bible ouverte devant eux, rien n’a autant de valeur en elle que les paroles d’un Pharisien irrégénéré !
Pour défendre son plaidoyer de neutralité, Gamaliel donna deux exemples d’hommes rebelles qui périrent (tués apparemment par les autorités romaines), avec pour résultat que leur influence a fait long feu. L’implication évidente était que Jésus de Nazareth avait aussi été mis à mort par les Romains, et que Ses disciples allaient sans doute mourir de la même manière. Au-delà, Gamaliel avertissait que si le mouvement était de Dieu, tuer les disciples serait s’opposer à Lui.
N’INTERFÉREZ PAS !
Gamaliel utilisa deux arguments. Argument numéro un : si Dieu n’est pas derrière les disciples, ils se disperseront sans qu’on s’en occupe. Argument numéro deux : Si Dieu est avec eux, nous serons coupables de combattre contre Lui. 𝐂𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝-𝐨𝐧 𝐟𝐫𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 ! 𝐒𝐢 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞𝐬, 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐚𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐡𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐨𝐜𝐜𝐮𝐥𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬’𝐢𝐧𝐭𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝’𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐢𝐥𝐬 𝐯𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢, 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐳 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐳-𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞.
D’un autre côté, si vous vous opposez à eux, vous risquez d’éteindre l’œuvre de l’Esprit du Dieu vivant et de blasphémer contre Lui. C’est écartez-vous ! Ne vous en mêlez pas ! Restez sur la touche et observez d’où souffle le vent. Faites ce qui vous est le plus avantageux et favorable et observez comment les choses évoluen
UN TEST POUR LES PASTEURS
Le but le plus utile du conseil de Gamaliel pour les croyants aujourd’hui est qu’il sert d’indication de la profondeur et de la fiabilité de ceux qui œuvrent comme pasteurs, conducteurs et enseignants bibliques. L’utilisation du conseil de Gamaliel pour défendre la position de « abstiens-toi » ou celle « de se fondre dans la foule » quant à la façon d’approcher toute nouvelle mode, est un signe manifeste que la personne n’a aucun respect pour l’Écriture en tant que juge plein d’autorité pour toutes les questions de foi.
Autrement dit, le conseil de Gamaliel peut vous en dire davantage au sujet d’un pasteur, qu’au sujet de la façon dont vous devriez répondre aux dernières menaces spirituelles.
Il n’est donc pas étonnant que Gamaliel soit tenu en haute estime par les commentateurs de la Bible aujourd’hui. Si les églises néo-évangéliques œcuméniques d’aujourd’hui se hasardent à endosser les dires du pape, alors pourquoi pas Gamaliel ? Quelle est la différence ? Les deux défendent obstinément le salut par les œuvres et tous deux rejettent la grâce biblique et évangélique. Les deux défendent une prêtrise médiatrice imaginaire et investie en eux-mêmes et les deux rejettent la simplicité qui est en Christ. On pourrait longuement citer ce qu’ils ont en commun. Tout comme le pape est maintenant largement accepté comme un véritable homme de foi, ainsi Gamaliel, un Pharisien orgueilleux qui rejetait Christ, est regardé comme un saint protecteur des apôtres. (C’est « Saint Gamaliel » pour les catholiques romains !). Amis croyants : Faites attention et prenez garde au conseil de Gamaliel !
Lien de l’article ci-dessous
L'ironie du conseil de Gamaliel
Steve Walton, docteur en théologie
Extrait du commentaire issu de la série WBC (World biblical commentary)
Il y a une ironie à ce que Gamaliel, un pharisen (donc un de ceux qui « rejetèrent le dessein de Dieu pour eux-mêmes » (Luc 7:30) puisse donner son avis sur comment ne pas s'opposer à la volonté de Dieu. Le Sanhédrin– incluant probablement notre Gamaliel – avait eu auparavant l'occasion de se repentir de leur vision erronée de Jésus, mais ils refusèrent de le faire (Actes 4:4-22) et continuèrent à poursuivre les apôtres et à les emprisonner (5:17-18).
Les pharisiens, qui, ironiquement, croient à la résurrection des morts (26:8) – rejettent le témoignage des apôtres sur la résurrection de Jésus (5:30-32) et continuent ainsi à faire preuve du manque de perception dont ils font preuve dans l'Évangile de Luc.
Les lecteurs de Luc savent que le ministère et le message des Apôtres sont ἐκ θεοῦ, « de Dieu », et peuvent donc voir que la tentative de « neutralité » de Gamaliel est non seulement impossible mais profondément erronée et dangereuse. Lui-même ne donne aucun signe d'acceptation du témoignage apostolique à la résurrections de Jésus et ne devrait donc pas être considéré comme sympathique aux croyants ou à un « presque chrétien ». Le conseil de Gamaliel a un parallèle partiel dans Abot 4:11 : « R. Yohanan Hassandelar dit : « Tout rassemblement qui est pour l'amour du Ciel va durer. Et tout ce qui n'est pas pour l'amour du Ciel ne durera pas" [Neusner].
Le discours de Gamaliel empêche à l'époque le Sanhédrin de lapider les croyants, du moins pour l'instant (c'est Saül, enseigné par ce même Gamaliel qui persécutera et tuera les croyants) , mais il n'empêche pas le Sanhédrin d'humilier publiquement les apôtres en les battant . Le Sanhédrin agit d'une manière qui montre qu'il est θεομάχοι, "combattant Dieu".
Que dire de Gamaliel ? Cet ancien du peuple et membre du Sanhédrin semble superficiellement apparaître comme quelqu'un parlant positivement des apôtres et de leurs actions. Mais une étude plus poussée montre surtout qu'il cherche à se préserver et échoue à prendre position. Il cherche à être sur un terrain neutre, ne disant ni bien ni mal du message des apôtres. Mais il n'y a pas de neutralité possible car les gens doivent se décider si ils sont avec le Messie et son peuple ou contre.
Ironiquement Gamaliel dit une vérité car le témoignage des apôtres sur Jésus sera impossible à arrêter , le livre des Actes se concluant en disant que la prédication est libre et sans obstacle (28.31), montrant ainsi que Gamaliel n'est pas un conseiller fiable.
Lui et le Sanhédrin sont parmis ceux qui "s'opposent à Dieu" (5.39) et c'est une position dangereuse.