⚠️ Réveil d’Azuza Street et Topeka : pourquoi le discernement reste indispensable
- 14 juil.
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Le réveil d’Azuza Street (1906) est souvent présenté comme un moment majeur de l’histoire du pentecôtisme et charismatisme. Cependant, peut on s’appuyer sur cette partie de l’histoire pour se revendiquer d’une vie profonde de communion avec le Saint-Esprit ?
Azuza street a été décrite comme une expérience authentique venant de Dieu (un peu comme, plus récemment, le « réveil d’Asbury) mais qu’en est il vraiment ?
Ce n’est pas parce que cet événement est brandit comme un étendard que nous serions dispensé d’examiner les fait, bien au contraire. C’est ce qui m’a poussé à effectuer quelques recherches dont je vous partage le résultat.
— 𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐛𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐩𝐞𝐤𝐚 (𝟏𝟗𝟎𝟏) —
Dans l’école biblique de Charles Parham, celui-ci exhortait ses élèves à rechercher une expérience spirituelle particulière.
Le 1er janvier 1901, il imposa les mains à une étudiante, Agnes Ozman.
Selon les récits de l’époque, elle se serait mise à parler en langues, notamment en chinois puis en bohémien, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐞 (Topeka State Journal, 9 janvier 1901).
𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐚 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐧𝐨𝐢𝐬.
𝐋𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐩𝐨𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞́ 𝐜𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐞́ 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐬𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 “𝐡𝐢𝐞́𝐫𝐨𝐠𝐥𝐲𝐩𝐡𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐬”, 𝐝𝐞𝐬 « 𝐠𝐫𝐢𝐛𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐢𝐧 ». Voyez par vous même la photo mise dans l’article, tentez de demander à un linguiste ou même à n’importe quelle intelligence artificielle vous aurez le même constat.
Il est étonnant de voir qu’Ozman, a utiliseé des pratiques occultes que sont l’écriture automatique en affirmant que cela venait de Dieu. Nous ne trouvons nul part dans la Parole de Dieu une telle pratique.
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐦𝐢𝐫𝐚𝐜𝐮𝐥𝐞𝐮𝐱 (𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐧𝐨𝐢𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞) 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐟𝐚𝐮𝐱.
— 𝐔𝐧𝐞 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐞 —
Convaincus que Dieu leur donnerait miraculeusement la capacité de parler des langues étrangères sans les apprendre, le groupe de disciples de Charles Parham sont partis en mission à l’étranger.
𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧, 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 :
- 𝐢𝐥𝐬 𝐧’𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞
- 𝐢𝐥𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐮̂ 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐜 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭
- 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐜̧𝐮𝐬
— 𝐋𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞́𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐞𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐡𝐚𝐦 —
Plusieurs positions de Charles Parham méritent d’être examinées sérieusement :
𝐋𝐚 𝐠𝐮𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮
Parham enseignait que la guérison physique était un droit inné du chrétien.
𝐈𝐥 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐬.
Dans sa revue Apostolic Faith (13 septembre 1899), il écrivait en réponse à la question : la Bible interdit-elle la médecine ? « Nous disons oui, absolument oui ! »
Il affirmait que la guérison physique faisait partie de l’expiation du Christ et que les chrétiens devaient s’en remettre uniquement à Dieu, sans mélange avec la médecine
Se revendiquer de Parham et d’Azuza c’est aussi cautionner de telles dérives doctrinales gravissimes qui peut nuit à la vie et à la santé des croyants.
𝐋’𝐚𝐧𝐧𝐢𝐡𝐢𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐜𝐭𝐫𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬
Parham croyait que les non-croyants seraient finalement anéantis (cesseraient d’exister).
Mais il allait plus loin encore :
- il enseignait qu’il y avait eu deux créations humaines distinctes
- une première race sans âme, détruite par le Déluge
- et une autre issue d’Adam et Ève
𝐔𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞́𝐥𝐢𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐭
Selon lui :
- seuls ceux ayant certaines expériences spirituelles notamment le parler en langue formeraient l’Épouse du Christ
- il croyait à un enlèvement partiel, réservé à une élite spirituelle
——𝐏𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐦𝐲𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐨𝐛𝐣𝐞𝐭𝐬 “𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬”——
Parham fut aussi l’un des premiers à prier sur des mouchoirs et à les envoyer par la poste à ceux qui désiraient bénéficier de son ministère (James Goff Jr., Fields White Unto Harvest, p. 104)
——𝐃𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐧𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 ——
Parham fréquentait le Ku Klux Klan et tenait des positions raciales graves :
- il s’opposait aux mariages interraciaux
- il pensait que certaines personnes ne pouvaient pas faire partie de l’Épouse du Christ à cause de leur couleur de peau.
De telles positions sont en totale contradiction avec l’Évangile.
—— 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝’𝐀𝐳𝐮𝐳𝐚 𝐒𝐭𝐫𝐞𝐞𝐭 ——
Lorsqu’il visita le réveil d’Azusa Street à Los Angeles en 1906 (dirigé par son ancien élève William Seymour), Parham fut horrifié par le désordre :
• Il dénonça les « manifestations de la chair », les « contrôles spiritistes », l’hypnotisme, les « fits and spasms » (convulsions), les « holy rollers » (qui se roulaient par terre), les bruits d’animaux (aboiements, etc.), les contorsions et le chaos général.
• Il qualifia cela de « spiritual power gone mad » (puissance spirituelle devenue folle) et tenta de ramener de l’ordre, sans succès. Il organisa même des réunions séparées pour proposer une version plus disciplinée.
Seymour refusa plusieurs fois d’imposer l’ordre malgré les appels répétés de Parham. L’estrade était libre à quiconque dans la salle voulait prêcher, sans discernement, ce qui permit l’entrée de pratiques non bibliques.
Cela contredit directement 1 Co 14:33 (« Dieu n’est pas un Dieu de désordre ») et 14:40 (« Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre »).
La Réforme insiste sur le « principe régulateur du culte » : tout doit être commandé explicitement par l’Écriture, pas par l’expérience.
Seymour, issu du mouvement Holiness, prêchait une sanctification complète et immédiate après la conversion (œuvre distincte et instantanée qui purifie totalement de la nature pécheresse).
Certains de ses collaborateurs à Azusa y adhéraient fermement.
—— 𝐋𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 : 𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐢 ——
Ce qui est apparaît d’Azuza Street et Topeka :
- une expérience devient une référence
- une conviction personnelle remplace la vérité biblique
- des phénomènes spectaculaire prennent le dessus sur l’Écriture
- une expérience devient une référence
Cependant, notre ancrage doit rester clair : La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ.(
Romains 10:17
Ce n’est pas une expérience, aussi marquante soit-elle, qui fonde notre foi mais c’est la Parole de Dieu seule suffisante et immuable.
Ainsi, le pentecôtisme et le charismatisme, par sérieux théologique et doctrinale, à cause des nombreuses dérives, ne devrait pas utiliser Azuza street comme une référence de leur histoire mais plutôt s’enraciner dans les Saintes Écritures et dans l’héritage de la Réforme protestante dont elle se fit héritière.
Dieu agit, et il agit encore aujourd’hui.
Mais tout ce qui est spectaculaire n’est pas forcément vrai, et tout ce qui est sincère n’est pas forcément juste.
Nous ne sommes pas appelés à bâtir sur des expériences, mais à rester fermement enracinés dans la vérité.
Pasteur Johnny HERVÉ
Quelques sources pour plus d’info


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